Bonjour, comment allez-vous ?
Je vais très bien
merci et vous ?
•••
Quelques mots pour vous présenter et vous connaitre un
peu mieux ?
Je suis Clémence Albérie, une tarnaise de trente ans passionnée d’écriture,
de nature, de photographie et de randonnée. Je suis plus campagne que ville,
chemins de terres que goudron et jardin avec un potager qu’appartement en plein
centre. J’aime écrire, me promener et passer du temps avec ma femme, nos
familles et nos amis. Je bosse dans l’agriculture, plus précisément j’ai un
diplôme d’ingénieur agronome et j’aide des agriculteurs dans différents
projets. Quoi dire de plus ? Je suis une insatiable romantique, je pense
que ça se ressent dans mes romans.
•••
Comment vous est venue la passion de l’écriture ?
Je ne sais pas si je suis capable de répondre à cette question. Elle a
toujours été en moi je crois.
•••
Depuis combien de temps écrivez-vous ?
D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours écris. Je me prêtais
déjà à des concours d’écriture alors que j’étais encore en primaire.
Dernièrement, j’ai retrouvé un recueil de nouvelles datant de mes dix ans, je
ne vais pas vous mentir, mon style à très largement évolué depuis [rires].
Pourtant, j’ai vraiment ressenti un tournant dans cette passion, lors de mon
coming-out. Lorsque j’avais la vingtaine, en plein durant mes études
supérieures, j’ai commencé à me poser des questions sur moi et mon sentiment de
différence. L’écriture a été un véritable soutien dans cette période très
agitée émotionnellement. En commençant à écrire sur des couples de femmes, j’ai
enfin réussi à m’identifier à mes personnages et ça m’a aidée à comprendre et
accepter qui j’étais vraiment. C’est à ce moment là que je suis devenue capable
d’aboutir mes projets littéraires. Alors que je n’arrivais jamais au bout de
mes idées de romans, j’ai enfin réussi à dépasser ce blocage. L’écriture m’a
aidée à m’accepter et m’accepter m’a aidée à écrire.
•••
Comment et où trouvez-vous votre inspiration ?
Absolument partout. Mon premier roman, 6h22 Place 108 est né de
l’écoute d’un morceau de musique, La Valse de Yann Tiersen. Au fil des notes,
mon esprit a divagué, j’ai laissé les émotions m’envahir, les notes se sont
transformées en émotions et une histoire a commencé à naitre. C’est
l’enchainement des émotions que cette chanson m’a fait ressentir qui a crée le
rythme du roman. J’ai d’ailleurs fait un clin d’œil à ce processus dans mon
roman. L’un de mes personnages joue le morceau en question au piano et explique
en quoi elle y entend sa propre histoire au fil des notes.
Concernant Quand tombent les masques. Nous commencions à organiser
notre mariage ma femme et moi et j’ai commencé à imaginer une situation où les
familles prennent le pas sur tout le reste et l’impact qu’elles peuvent avoir.
Il faut savoir que j’adore mettre de l’humour dans mes romans. Quel que soit le
thème de départ, je vais systématiquement chercher à apporter de l’humour via
les dialogues notamment. Ecrire sur deux mères qui se haïssent était une
bénédiction ! À moi les joutes verbales pleines de piquant et de cynisme.
J’aime observer les gens et laisser mon imagination divaguer au fil
d’une musique, d’un paysage, d’une interaction sous mes yeux. Mon quotidien
m’inspire en permanence. Le pire ce sont les trajets en voiture quand je suis
seule. L’esprit s’égare, se balade et les histoires commencent à naître comme
si je n’avais aucune maîtrise sur le processus.
•••
Combien de temps consacrez-vous à l’écriture ?
Autant que possible. Il y a de longues périodes ou ma vie personnelle
et ma vie professionnelle m’empêchent d’y passer autant de temps que ce que je
voudrais. J’écris plusieurs heures le week-end mais je n’arrive pas à faire
beaucoup plus. Quand j’en ai la possibilité par contre, je peux passer toutes
mes soirées à écrire. Suite à une opération j’ai été arrêtée six semaines.
J’écrivais du matin au soir des heures durant sans discontinuité. Un pur
régal ! Je donnerai tout pour pouvoir vivre de l’écriture mais ce n’est
pas encore d’actualité [rires]. En six semaines, j’ai fini mon troisième roman,
écris une nouvelle et attaqué mon quatrième roman ! En moyenne, dans la
vie normale, j’essaie d’écrire une à deux heures par jour.
•••
Pouvez-vous nous parler de « Quand tombent les
masques » ?
Quand tombent les masques c’est un mariage sur fond de guerre des
tranchées. C’est l’histoire de deux
femmes qui s’aiment et qui malheureusement, ont leurs mères qui se vouent une
haine féroce et sans limites. Leur volonté de se marier va entrainer une exacerbation
de l’antipathie entre leurs mères qui vont se mêler de l’organisation avec
pertes et fracas.
•••
Comment vous est venue l’idée de faire des mères qui se
détestent et leurs filles qui s’aiment ?
Durant l’organisation de mon propre mariage, nous discutions avec mon
épouse d’une situation cataclysmique dans le genre en se disant « tu
imagines si nos familles ne s’entendaient pas ? Bonjour la galère, on a de
la chance que ça se passe bien ! » Après ça, l’idée m’a trotté dans
la tête jusqu’à donner naissance à un roman. Via ce roman qui se veut plein
d’humour, j’ai eu envie d’aborder différemment les impacts dévastateurs que
certains proches peuvent avoir sur nos vies. J’ai la chance d’être née dans une
famille extraordinaire et compréhensive mais je sais que ce n’est pas le cas de
tout le monde.
•••
Est-ce qu’il vous arrive de vous aider de votre entourage
pour trouver les traits de caractère de vos personnages ?
Oh que oui ! Vraiment très souvent ! Mais je crois que je
vais éviter de dire qui correspond à qui dans mes romans… Je ne voudrais pas
avoir des ennuis [rires].
•••
Avez-vous d’autres projets d’écriture à venir ?
Beaucoup oui ! J’ai une nouvelle qui est en cours de travail
éditorial avec ma maison d’édition Reines de Cœur. J’ai également fini mon
troisième roman qui est parti également (on croise les doigts pour qu’il soit
accepté [rires]). Je suis en cours d’écriture de mon quatrième roman et
j’ai suffisamment de projets pour encore cinq romans et au moins quatre
nouvelles. Je pense que j’ai du temps devant moi avant d’être en panne [rires].
•••
Votre dernier livre lu ? Et votre lecture
actuelle ?
Mon dernier livre lu c’est « Mon ami Ben » de Julia ROMP.
L’histoire fascinante d’un lien unique entre un enfant atteint d’autisme et un
chaton espiègle qui va le sortir du cocon dans lequel il vit. J’ai été
bouleversée par ce récit d’une mère courageuse face à la différence de son
fils.
Ma lecture en cours c’est « La boîte de pandore » de Bernard
Werber. Je suis une grande fan de ses romans depuis de très nombreuses
années ! J’en suis tout juste au début par contre donc il va m’être
difficile d’en parler.
•••
Le livre que vous pourriez relire à l’infini ?
Il y a un livre de Bernard Werber qui m’a littéralement fascinée, c’est
*Le papillon des étoiles* c’est toute une société qui s’envole dans une arche
de survie spéciale et ce roman s’apparente pour moi à une véritable étude
anthropologique. Je le relis souvent découvrant de nouveaux détails à chaque
fois tant il est riche et bien mené ! Je crois que c’est celui dont je ne
me lasse pas !
•••
Quelques mots à rajouter ?
Tout d’abord un grand merci à vous pour cette interview et l’intérêt
apporté à mon roman « Quand tombent les masques ». C’est mon second
bébé et il vit un peu dans l’ombre du premier par moment. C’est un vrai plaisir
de le voir attirer l’œil d’une bloggeuse littéraire et ça me remplit
sincèrement de joie. Merci pour votre travail de bloggeuse, c’est précieux pour
nous auteures et pour ça je vous suis extrêmement reconnaissante.
Un petite message à toutes les personnes qui connaissent ou souhaitent
connaître mon travail. Merci d’avance à vous de faire de ce rêve une réalité.
Un roman n’est rien sans ses lecteurs alors un auteur encore moins !
Merci infiniment à Clémence Albérie d'avoir pris le temps de répondre à mes questions ☺
Vous pouvez retrouver ces livres ici : Reines de coeur


Commentaires
Enregistrer un commentaire